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Historique

L’idée de création d’un organisme public chargé de promouvoir la mise en valeur des ressources du bassin du fleuve Niger, remonte à l’époque coloniale au début des années 1950 avec la création à Bamako, de la Mission d’Etude et d’Aménagement du Niger (MEAN).

La MEAN avait juridiction sur le tronçon du fleuve allant de la source en Guinée, à la frontière nigéro-nigériane et avait pour objectif l’élaboration d’un Plan Directeur d’aménagement du Niger centré sur le Delta Intérieur au Mali.

La MEAN a disparu avec les indépendances des années 1960. Les Etats riverains ont alors adopté en octobre 1963, « L’Acte de Niamey » relatif à la navigation et à la coopération économique, acte à travers lequel ils reconnaissent le caractère international du fleuve et la nécessité d’établir une réglementation commune devant régir l’utilisation des ressources du fleuve Niger.

En novembre 1964, ces Etats riverains ont créé la "Commission du Fleuve Niger (CFN)" dont le but était « d’encourager, de promouvoir et de coordonner les études et les programmes relatifs aux travaux de mise en valeur des ressources du bassin ». Après dix-sept années de coopération sans grande satisfaction des attentes, les Etats ont décidé de substituer à la CFN, une autre Institution dont les attributions vont bien au-delà de celles qui revenaient à la Commission. C’est ainsi qu’en novembre 1980, est née à Faranah (Guinée), l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) avec neuf (9) Etats membres que sont : le Burkina, le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Nigeria, et le Tchad. Son siège est à Niamey (République du Niger).

La création de l'ABN a accéléré l'initiation et la mise en œuvre de plusieurs études visant la mise au point d'un plan de développement intégré du bassin. Après trois années d'activités, l'ABN, pour diverses raisons (insuffisance de soutien financier et politique de ses Etats membres, absence de réponse des bailleurs de fonds), est entrée en 1984 dans une situation de crise financière et institutionnelle. Cette crise, qui a duré une décennie, a compromis gravement l'évolution de l'organe de coopération régionale.

Pour faire face à cette crise, le 5ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenu en N’Djamena (Tchad) en 1987, a pris la décision de recentrer les objectifs de l’ABN dont la réalisation devait être à la portée des Etats membres. C’est ainsi que l’organigramme du Secrétariat Exécutif a été modifié, tandis que des structures nationales - points focaux de l’ABN - étaient créés dans les neuf (9) Etats membres pour servir de liaison entre le Secrétariat Exécutif et ces derniers.

Depuis 1998, l’ABN a pris un nouveau départ avec la nomination d’un nouveau Secrétaire Exécutif et la relance des activités à travers l’élaboration d’un plan triennal d’actions (2000-2002), la tenue régulière des réunions statutaires, le paiement régulier des contributions des Etats membres au budget de l'ABN, le renforcement des relations avec les partenaires au développement comme en témoignent les visites de sensibilisation des missions de l’ABN auprès des sièges des partenaires en Europe et en Amérique.

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