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La mission apprécie les progrès réalisés par la composante PIDACC/BN du Nigeria et « appelle à accélérer la mise en œuvre et renforcer le suivi de proximité »

Abuja, le 20 octobre 2026

PIDACC Supervision Nigeria 1

La composante nigériane du PIDACC/BN a nettement accéléré sa mise en œuvre depuis 2023 : en octobre 2026, son taux de décaissement a atteint près de 30% et son taux d’exécution physique 40 %. Au terme d’une mission de supervision technique et financière achevée le 20 octobre à Abuja, l’Unité Régionale de Coordination (URC) a salué ces progrès tout en appelant à accélérer les travaux et à renforcer la mobilisation de la contrepartie nationale.

Achevée le 20 octobre à Abuja, la mission de supervision technique et financière de l’URC du PIDACC/BN s’est déroulée sur une semaine. Ses conclusions ont été présentées aux autorités nationales lors d’une réunion présidée par le Coordonnateur de la Structure Focale Nationale (SFN) de l’ABN au Nigeria, M. Robert A. UMEZULIKE.

Pour rappel, le Programme Intégré de Développement et d’Adaptation au Changement Climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC/BN) contribue au renforcement du développement intégré et résilient des populations et des écosystèmes au changement climatique dans la portion nationale nigériane du Bassin du Niger.

Des progrès enregistrés globalement satisfaisants
Au Nigeria, le taux de décaissement de la composante est passé de 7,95% en novembre 2023 à environ 30% en octobre 2026 ; le taux de réalisations physiques passe de 14,9 à 40% tandis que le taux de réalisations financières passe de 6% en 2023 à 28% sur la même période. » Ces résultats témoignent d’une accélération de la mise en œuvre de la composante nationale.

La mission a toutefois appelé à intensifier les efforts supplémentaires à investir pour achever, dans les délais prévus, les travaux de conservation des sols et des eaux ainsi que les infrastructures communautaires, ce qui nécessite encore des ajustements techniques et un suivi rigoureux de la part des autorités nationales et du bassin du fleuve Niger afin de consolider les résultats.

Renforcer la coordination, le suivi et les ressources
Pour améliorer la mise en œuvre, la mission recommande de renforcer les échanges entre l’équipe du Programme, les coordonnateurs des sous-bassins, les services techniques concernés et les populations bénéficiaires. Elle préconise également la poursuite d’un suivi rapproché par les experts thématiques de l’Unité Nationale de Coordination du Programme (UNCP), le comité ad hoc mis en place par la SFN et l’Assistant Technique mobilisé en appui à l’UNCP.

La mobilisation des acteurs des sous-bassins, notamment des coordonnateurs et des communautés bénéficiaires, est jugée essentielle pour accélérer les activités sur le terrain. La mission a par ailleurs souligné l’urgence de mobiliser et de sécuriser les ressources du fonds de contrepartie nationale, nécessaires à l’atteinte des résultats et à la satisfaction des indicateurs majeurs du Programme.

Des autorités nigérianes mobilisées : un engagement et un appui politiques forts salués
Lors de la réunion de restitution présidée par le Coordonnateur National de la Structure Focale Nationale (SFN) et Coordonnateur Stratégique du PIDACC/BN Nigeria, Mr Robert A. UMEZULIKE, en présence de ses collaborateurs, le chef de mission a salué l’implication, l’engagement et l’appui des autorités Nigérianes. « Le Nigeria a mis en place un Comité Ad ’hoc chargé d’appuyer l’accélération de la mise en œuvre du PIDACC/BN », a rappelé le chef de mission, tout en appelant à une mobilisation accrue de la contrepartie nationale qui reste encore faible.

Cette mesure répond aux recommandations formulées à l’issue de la mission de haut niveau conduite en mai 2026 par le Secrétaire Exécutif de l’ABN S.E. Kocou Armand HOUANYE. La mission a néanmoins appelé à renforcer la mobilisation et le redéploiement des experts technique du Programme sur le terrain en vue d’accompagner les populations à exécuter les travaux à elles confiées de manière efficace et efficiente.

Remerciements et perspectives
Les deux parties ont convenu de l’importance d’une prochaine supervision régionale d’ici la fin de l’année 2026, soulignant que ces missions sont autant des outils de contrôle que des opportunités de renforcement des capacités.

La mission a exprimé sa gratitude envers les autorités nationales et la Coordination nationale du PIDACC/BN pour leur accueil et leur disponibilité ainsi que leur collaboration ayant permis l’atteinte des résultats de la mission.

La mission a noté avec satisfaction :
- la forte implication des autorités nationales dans le suivi et la mise en œuvre du PIDACC/BN, à travers la mise en place d’un comité ad ’hoc pour appuyer l’UNCP ;
- les engagements pris par les autorités pour accompagner la mise en œuvre du PIDACC/BN et contribuer au reverdissement des indicateurs afin d’espérer une suite du Programme et accélérer la mobilisation de la contrepartie nationale afin d’améliorer la mise en œuvre du Programme ;

- les engagements pris pour une meilleure implication des Coordonnateurs des Sous-bassins pour la résilience climatique dans le bassin du Niger ainsi que les services techniques de proximité qui encadrent au quotidien les bénéficiaires du PIDACC/BN.