L’Autorité du Bassin du Niger a été représentée par M. Walter Bamidele OLATUNJI (Expert Hydrologue) à l’édition 2026 du Dialogue Panafricain sur la Gestion et l’Investissement dans les Eaux Transfrontalières, organisé par la Commission de l’Union Africaine (CUA) en collaboration avec AMCOW et AUDA-NEPAD, et conjointement organisé par l’Unité de Coordination pour l’Afrique (UCA) du Partenariat mondial pour l’Eau, le PNUD Afrique, la GIZ et le FEM-IW: LEARN les 17 et 18 février 2026 à Addis-Abeba.
Les deux jours de dialogue ont été très enrichissants, interactifs et collaboratifs, avec la participation de représentants et d’experts techniques des États membres de l’Union Africaine, des Communautés Economiques Régionales (CER), des Organismes de Bassins Fluviaux et Lacustres (OBF), des partenaires de développement, de la société civile, des réseaux de femmes et de jeunes, et du secteur privé. Les principaux objectifs sont les suivants :
i. offrir une plateforme d’échanges techniques pour l’apprentissage entre pairs et le renforcement des capacités à travers des études de cas tirées de projets et d’initiatives menés à travers l’Afrique ;
ii. définir des moyens d’action concrets pour renseigner la première phase du plan de mise en œuvre de la Vision et la Politique pour l’Eau en Afrique à l'horizon 2063 ;
iii. discuter des enjeux relatifs à l’élaboration d’une initiative continentale qui réponde aux besoins identifiés par le Dialogue d’Addis-Abeba de 2025 ;
iv. consolider les priorités techniques communes, les leçons apprises et les recommandations concrètes pouvant être intégrées dans l’engagement collectif de l’Afrique dans les processus mondiaux, y compris la préparation de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau de 2026.
Il convient de noter que lors de la Séance Plénière 2 – Etude de Cas Groupe 1 : Mécanismes de Gouvernance et de Coopération, l’un des panelistes, M. Walter Bamidele OLATUNJI, a souligné que pour assurer une gestion efficace des eaux partagées et la protection des écosystèmes, il s’avère indispensable de disposer de solides structures de gouvernance des eaux transfrontalières.
Selon lui, de telles structures servent de cadre de coopération, de collaboration, de prise de décision et de résolution des conflits pour les pays et les parties prenantes, garantissant ainsi un accès équitable aux ressources en eau et leur utilisation durable. Il a ensuite fait référence au cadre et aux arrangements institutionnels de gouvernance de l’Autorité du Bassin du Niger dont : la Charte de l’Eau du Bassin du Niger et ses annexes, le Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement, qui est la plus haute instance décisionnelle du Bassin, le Conseil des Ministres, le Comité Technique des Experts, les Structures Focales Nationales, le Secrétariat Exécutif, et la Coordination Régionale et les Coordinations Nationales des Usagers et Usagères des ressources naturelles du Bassin du Niger qui garantissent la participation des parties prenantes au plus bas niveau. Cette structure de gouvernance de l’ABN permet de s’assurer que les décisions soient inclusives et transparentes, et reflètent les priorités à l’échelle du Bassin. Selon M. Walter Bamidele OLATUNJI, l’Autorité du Bassin du Niger est un organisme transfrontalier au niveau duquel la coopération s’est traduite par une utilisation équitable des ressources en eau, la paix et la prospérité.
A l’issue des deux jours de dialogue, les participants ont formulé des recommandations relatives aux principaux domaines thématiques dont : (1) Gouvernance et Coopération, (2) Résilience Climatique et Investissement. Il est important de noter que l’une des mesures prioritaires proposées demande à ce que la CUA mette en place une plateforme visant à faciliter l’apprentissage, en s’appuyant sur les cadres de gouvernance et de coopération de la Charte de l’Eau de l’Autorité du Bassin du Niger comme modèle d’apprentissage pour les autres organismes de bassins fluviaux du continent.
Le forum s’est conclu par un rappel que l’Eau et l’Assainissement sont au cœur de l’Agenda 2063 : l’Afrique que nous Voulons !
L’eau est un catalyseur de la transformation socio-économique de l’Afrique et les résultats de ce dialogue seront présentés lors de la prochaine Conférence des Nations Unies sur l’Eau de 2026 qui se tiendra en décembre 2026 aux Émirats Arabes Unis. Le dialogue a été déclaré clos par le représentant du PNUD.
