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Elaboration du FRACC/PSE
Mardi, 05 Avril 2022 11:31

Au fil des années, l’ABN a su apporter des compétences techniques hydrographiques et hydrologiques dans la mise en œuvre de ses programmes et projets, qui lui ont permis d’asseoir son influence et de s’affirmer en tant qu’acteur majeur dans la gestion des ressources du Bassin du Niger. Sa connaissance historique du bassin, et ses enjeux, s’ajoutant aux documents cadres juridiques et notamment l’existence d’une Charte de l’Eau, confère à l’ABN une légitimité à son intervention dans la région. Grace à l’élaboration d’une Charte de l’Eau du Bassin du Niger, l’Autorité a notamment intégré des principes reconnus en droit de l’environnement (principe de participation, d’utilisation équitable et raisonnable, de précaution, etc.) renforçant ainsi sa crédibilité en tant qu’acteur œuvrant pour la gestion, mais également la protection des ressources et des écosystèmes du bassin. Son cadre institutionnel qui se caractérise par une volonté de créer un contact permanent avec les pays membres, lui a également permis de promouvoir la coopération entre les 9 Etats membres et impliqués dans le fonctionnement et la vie du Bassin. À travers leurs rôles de relais nationaux, les Structures Focales Nationales assurent à ce titre l’interface entre le pouvoir exécutif de l’ABN et les entités nationales des pays membres, et contribuent au travail de coordination transfrontalière à l’échelle régionale. Cependant, les actions de l’ABN paraissent aujourd’hui un potentiel à encadrer au sein d’un montage dédié du point de vue juridique et financier. L’idée de créer un Fonds Régional d’Adaptation aux Changement Climatique (FRACC), dédié au bassin et qui pourra être alimenté par plusieurs sources de financement, a donc émergé. L’objectif étant de mener des actions à échelle bassin selon une logique de gestion Intégrée des ressources en Eau (GIRE). Ce fonds pourrait être alimenté par différentes sources de financement, dont un système de Paiement pour Services Environnementaux, et permettrait de pallier à l’accroissement du portefeuille des activités de l’ABN. Des programmes très lourds, coûteux et à forts enjeux sur l’ensemble du Bassin sont actuellement en cours de réalisation, et contribuent en effet à une augmentation des dépenses de l’Autorité. Enfin, la mise en place d’un FRACC pourrait également constituer un levier de financement pour le recrutement et l’internalisation d’expertises techniques, et ainsi renforcer les équipes, fidéliser les meilleurs profils, améliorer la coordination des projets et assurer une assise financière crédible, durable et indépendante pour assurer la mise en œuvre des actions d’adaptation au changement climatique. L’objet de l’étude ci-présente est donc d’étudier la faisabilité de la mise en place d’un Fonds Régional d’Adaptation au Changement Climatique (FRACC) et comment ce fonds pourrait s’adosser à un mécanisme de Paiements pour Service Environnementaux (PSE)

Télécharger le rapport de la Phase 1 – Etat des lieux et Diagnostic
Télécharger le rapport de la phase 2 - Elaboration du FRACC/PSE

 
Programme intégré de développement et d’adaptation aux changements climatiques dans le Bassin du fleuve Niger (PIDACC)
Lundi, 14 Mars 2022 14:51

But du projet : Contribuer à l’amélioration de la résilience des populations et des écosystèmes par une gestion durable des ressources naturelles

Aperçu général du programme: Le fleuve Niger dont le bassin est partagé par neuf (9) États d’Afrique de l’Ouest et du Centre (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et Tchad), revêt une importance capitale pour les populations riveraines et les économies de ces pays membres de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN). L’aridification du climat et la diminution des débits observées depuis plusieurs décennies, associées localement à une pression foncière ont fortement contribué à la dégradation généralisée des ressources naturelles, à l’aggravation de l’érosion hydrique et éolienne ainsi qu’à l’ensablement du fleuve Niger. Ces phénomènes amplifiés d’année en année par les sécheresses récurrentes fragilisent les conditions de vie des populations et la biodiversité du bassin. La Banque a financé entre 2006 et 2011 un Programme de lutte contre l’ensablement du fleuve Niger (PLCE) dans trois pays du bassin (Burkina, Mali et Niger); qui a mené des actions pilotes et qui a permis d’élaborer un schéma directeur de lutte contre l’ensablement du fleuve du Niger.  A la demande des pays, la Banque a initié en 2012 la préparation du Programme intégré de développement et d’adaptation aux changements climatiques dans le bassin du Niger (PIDACC), qui a pour objectif global de contribuer à l’amélioration de la résilience des populations et des écosystèmes du bassin du fleuve Niger par une gestion durable des ressources naturelles. Le programme regroupe 9 projets nationaux exécutés par les pays et un projet régional exécuté par l’ABN pour assurer la synergie dans la mise en œuvre. Il  s’articule autour de  trois composantes : (i) Développement de la résilience des écosystèmes et des ressources naturelles ; (ii) Développement de la résilience des populations;  et (iii) Coordination et gestion du programme.  Les principaux résultats attendus  i) la récupération de 140 000 ha de terres dégradées, ii) la construction de 209 infrastructures hydrauliques pour des activités agro-pastorales et piscicoles, iii) la mise en œuvre de 450 sous-projets de développement de chaîne agricole et de 184 PMEs des jeunes iv) le renforcement des capacités d’adaptation au CC de 1000 000 ménages et v) l’opérationnalisation d’un mécanisme de financement durable des activités de gestion durable des ressources naturelles. Le coût du programme est de 205,188  millions d’USD et sera mis en œuvre sur 6 ans (2019-2024). Le programme bénéficiera directement  dans les 9 pays à 4  millions de personnes dont 51% des femmes. Les bénéficiaires directs sont  les petits producteurs et les groupes vulnérables (femmes et jeunes) porteurs des sous - projets.

Télécharger le rapport d'évaluation du PIDACC

 
Des chances de relance du PIDACC/BN
Mardi, 25 Janvier 2022 11:51

Une  batterie de recommandations aux différentes parties prenantes PIDACC/BN vient au  secours du programme, suite à un début de mise en œuvre qui est, de manière générale   caractérisé par une succession d’évènements (COVID 19, suspension de décaissement, démission de cadres du Programme, faiblesse dans les communications, conflits de compétences au niveau de certaines équipes de mise en œuvre, la lourdeur dans le traitement des dossiers soumis à certaines instances, etc.) qui ont rendu difficiles la mise en œuvre du PIDACC/BN du démarrage en 2019 à 2021.

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Présentation synthétique du projet par pays bénéficiaires et la coordination régionale
Lundi, 22 Juin 2020 15:50

Programme de Developpement et d'Adaptation au Changement Climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC/BN)

Dans la concrétisation de son mandat de « Promouvoir la protection et l’exploitation rationnelle et durable de cette ressource naturelle que constitue la zone du fleuve », l’ABN a initié en 2019, avec l’appui financier de plusieurs partenaires, dont la BAD, la mise en œuvre d’un vaste « Programme Intégré de Développement et d’Adaptation au Changement Climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC/BN)».
Les principaux défis auxquels le Programme devrait faire face concernent: (i) l’ensablement du fleuve Niger, essentiellement lié à l’érosion éolienne et hydrique de l’amont vers l’aval c’est-à-dire de la Guinée jusqu’au Nigéria ; (ii) assurer une gestion rationnelle partagée des ressources en eau ; (iii) le développement de la résilience des écosystèmes, des ressources naturelles et des populations appuyées par des mesures d’adaptation au changement  climatique ; et (iv) la réhabilitation des tronçons de navigation afin de renforcer les échanges entre certains pays membres.

Le Programme s’articule autour de trois composantes : (i) Développement de la résilience des écosystèmes et des ressources naturelles (ii) Développement de la résilience des populations ; et (iii) Coordination et gestion du programme. Les questions du genre et de la protection de l’environnement sont intégrées de manière transversale à toutes les composantes.
La durée prévisionnelle du PIDACC/BN est de 6 ans. Son coût total, y compris les imprévus en hors taxes et hors douanes, est estimé à 120 milliards de FCFA financés par la BAD et ses partenaires. A cela s’ajoute un montant de 24 Millions d’Euros financés par la Coopération Financière Allemande au profit de la Guinée (14 Millions) et du Mali (10 millions) à travers la KFW.

Télécharger le Plan Opérationnel 2016-2024 PIDACC Benin;

Télécharger le Plan Opérationnel 2016-2024 PIDACC Burkina Faso;
Télécharger le Plan Opérationnel 2016-2024 PIDACC Cameroun;
Télécharger le Plan Opérationnel 2016-2024 PIDACC Cote d'Ivoire;
Télécharger le Plan Opérationnel 2016-2024 PIDACC Guinee;
Télécharger le Plan Opérationnel 2016-2024 PIDACC Mali;
Télécharger le Plan Opérationnel 2016-2024 PIDACC Niger;
Télécharger le Plan Opérationnel 2019-2024 PIDACC Tchad;

Télécharger le Plan Opérationnel de l'Unité Régionale de Coordination du PIDACC/BN.